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Lundi 8 juillet 2019

Les sites de métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

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5 juillet 2019

photo : page Facebook du Minsitère de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso

 

L’équipe de Bibracte félicite ses amis du Burkina Faso pour la décision prise ce 5 juillet par  l’UNESCO d’inscrire sur la liste du patrimoine mondial les « sites de métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso », qui deviennent ainsi le troisième bien du pays inscrit sur la liste. C’était d’ailleurs le seul bien proposé par un Etat africain pour cette session annuelle du comité du patrimoine mondial, le continent étant encore très largement sous-représenté dans la liste par rapport à d’autres.

Bibracte et le Réseau des Grands Sites de France ont pu suivre pas à pas le long chemin qui a mené vers ce succès, depuis l’accueil en stage d’un archéologue burkinabé très déterminé, Lassina Simporé, en 2011. Ce dernier a su fédérer les énergies autour de lui, au Burkina Faso et dans la communauté internationale, pour que son ambition se concrétise, après qu’il ait été l’artisan de la première inscription UNESCO du pays, celle des Ruines de Loropéni, intervenue en 2009. Des réunions de travail successives menés en France (sur le Grand Site de France du Canigou, lui aussi riche d’un important patrimoine sidérurgique), au Burkina Faso (dans la ville de Kaya, située au coeur d’une importante zone de production du fer) et dans le pays voisin du Togo (à Grand Bassar, au centre d’une autre zone importante de production) grâce à divers soutiens, ont permis de mobiliser la communauté archéologique internationale, les communautés locales et les autorités nationales. Bibracte a profit de cette dynamique pour présenter au public français une magnifique exposition sur le sujet en 2016, « Un âge du Fer africain », exposition qui a depuis rejoint les murs du musée national de Ouagadougou.

Bravo à Lassina, Léonce, Jacob, Abdoulaye, à tous les amis du ministère de la Culture des Arts et du Tourisme, de l’université de Ouagadougou, de l’association Passaté et des communautés villageoises concernées !

Le travail doit maintenant continuer pour mieux préserver le patrimoine très fragile que constituent les quelques fourneaux de réduction du minerai de fer encore conservés, précieux témoignage d’une activité industrielle plus que deux fois millénaire. Il faut aussi étoffer le « bien en série » par des sites d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, en convaincant les pays concernés de rejoindre l’initiative du Burkina Faso. Bibracte s’efforcera de contribuer à ces beaux projets.