Menu Menu Naviguez

naviguez

La technique LIDAR appliquée à Bibracte

Scrollez vers le bas

L'importante diversité de relief du site du Mont Beuvray permet de générer des problématiques riches sur l'interaction de l'Homme et de son territoire. Cependant certains secteurs ont été longtemps inaccessibles aux appareils de mesures traditionnels (théodolites et G.P.S.), en raison principalement de la densité végétale au sol, du couvert forestier et des pentes abruptes. Depuis le printemps 2007, cette contrainte majeure a été levée grâce à l'utilisation du LIDAR topographique.

LIDAR (Light Detection and Ranging) désigne une technologie de télédétection ou de mesure optique basée sur l'analyse des propriétés d'une lumière laser renvoyée vers son émetteur. Embarqué dans un avion, le laser permet de détecter la présence de structures, même sous couvert forestier. A la différence du radar basé sur un principe similaire, le Lidar utilise de la lumière au lieu d'ondes radio : chaque obstacle rencontré par un rayon laser renvoie en retour un écho, et le temps de parcours donne la distance. 115 000 impulsions sont envoyées à la seconde. Les points sont récupérés par la machine, traités puis restitués en 3D. Le LIDAR a des applications en archéologie, géographie, géologie, géomorphologie.

La mise en œuvre de cette méthode de relevé et le traitement informatique qui en résulte, ont permis de transformer le mont Beuvray en "mont Chauve", dégarni de la quasi-totalité de son couvert forestier.

En avril 2007, la totalité du mont Beuvray et des sources de l'Yonne ont fait l'objet d'une campagne de mesure par balayage laser aéroporté, révélant ainsi le modèle du terrain actuel et une foule d'indices sur sa morphologie antique.

Cette nouvelle macro-vision de haute résolution dégagée des perturbations végétales, nous permet dorénavant de repérer et de suivre sur de longues distances l'important chevelu des voies antiques environnant le mont Beuvray, les minières et autres structures ponctuelles.

Les programmes de recherches concernant l'environnement du mont Beuvray sont les premiers bénéficiaires de ce nouvel outil de cartographie numérique en trois dimensions. Non seulement elles disposent maintenant d'un support d'informations uniformisé, et donc facilement échangeable, mais encore ce support informatique est lui-même source d'informations inédites.

Cette campagne LIDAR a souligné l'extrême qualité des relevés topographiques précédents et permis de combler les lacunes des secteurs inaccessibles au topographe. Inversement, les travaux précédents permettent de compléter les données LIDAR dans les secteurs trop boisés pour permettre une mesure fiable.

La campagne de relevé  a été effectuée avec le soutien du programme européen Leader+, dans le cadre du projet de coopération "Lieux-dits" entre le Parc naturel régional du Morvan et la Communauté de Communes de Tulle-Cœur de Corrère, en partenariat avec l'UMR 5594.

La technique LIDAR(pour Light Detection and ranging: détection et mesure par la lumière) est apparue dans les années 1970 pour la cartographie à des fins militaires. Un émetteur embarqué dans un avion envoie un rayon laser qui heurte des obstacles au sol et est renvoyé vers sa source. La mesure très précise de l’angle de tir du Laser, du temps de parcours du signal et de la trajectoire de l’avion permet, après calcul, de déterminer la position des obstacles avec une précision de l’ordre de 10 cm. Environ 115.000 impulsions sont envoyées vers le sol à la seconde, soit environ 16.000 points au km2. Dans les zones couvertes de forêt, un nombre important d’impacts se produit sur la ramure des arbres, mais une partie parvient à atteindre le sol. Le calcul permet ensuite de ne sélectionner que les impulsions qui ont atteint le sol pour restituer un modèle numérique de terrain en trois dimensions d’une très grande précision.

Vue zénithale entre Glux-en-Glenne et le mont Beuvray réalisée par la technique LIDAR, en infra-rouge.

Utilisation des relevés LIDAR dans la maquette numérique présentée dans le musée.