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Les expositions temporaires

Depuis son ouverture, le musée de Bibracte présente chaque année une nouvelle exposition temporaire, afin de faire connaître au public les différents aspects de la civilisation celtique.
Ces expositions, réalisées grâce à la collaboration de musées français ou étrangers, permettent de découvrir des sites ou des thèmes liés à l’archéologie.
BIBRACTE met en place une politique d’expositions itinérantes sur panneaux, réalisées à partir des présentations des années précédentes et qui sont proposées aux organismes culturels souhaitant en faire profiter leur public.


Les catalogues d'exposition disponibles à la vente par correspondance



2009 - La Tène
Un pont de l'âge du Fer chez les Helvètes

Du 10 avril au 15 novembre 2009

Un beau matin de novembre 1857, Hans Kopp, chargé par le colonel Schwab de sonder les bords du lac de Neuchâtel, repère dans l'eau claire et peu profonde des pieux qui semblent indiquer la présence d'un nouveau site lacustre. En moins d'une heure, il a déjà recueilli une quarantaine d'objets, parmi lesquels huit javelots, deux épées entières et douze fragmentaires.

Compte tenu de sa richesse exceptionnelle, la station neuchâteloise devient rapidement l'ensemble de référence, le « site éponyme », du Second âge du Fer en Europe tempérée. On parlera désormais de «période de La Tène» pour désigner la séquence chronologique qui s'étend de 450 à 20 avant J.-C.

En un demi-siècle, des premiers ramassages de collectionneurs comme le colonel Schwab aux fouilles systématiques de Paul Vouga au début du XXe siècle, le site de La Tène a livré d'innombrables vestiges aujourd'hui dispersés dans de nombreux musées européens, remarquables tant par leur variété que par leur état de conservation (épées au fourreau richement décoré, objets de parure, outils et surtout objets de bois exceptionnellement conservés : boucliers, roues, vaisselle…).

Cent cinquante ans après les premières découvertes, l'exposition proposée par le musée de Bibracte présentait l'histoire des fouilles de La Tène. Pour cela, ont été mises à contribution les collections de plusieurs musées suisses – notamment du musée Schwab, situé à Bienne – et les archives iconographiques conservées au Laténium, Parc et musée d'archéologie situé à Hauterive / Neuchâtel.

Surtout, l'exposition proposait une relecture des découvertes à la lumière des progrès de la discipline archéologique. On sait en effet depuis Vouga que les objets proviennent de l'ancien lit d'une rivière qui sert d'émissaire au lac, la Thielle, à l'emplacement d'un pont de l'âge du Fer dont les piles de bois ont été retrouvées. La diversité des découvertes – 800 pièces d'armement, 400 fibules, mais aussi d'intrigants restes humains – laisse aujourd'hui penser qu'une partie au moins des objets proviennent de dépôts volontaires dans le cadre de pratiques religieuses plutôt que de simples pertes accidentelles lors du franchissement du pont.

Une exposition produite par le musée Schwab, Bienne (Suisse) en collaboration avec le Musée national suisse, Zurich, avec la contribution du Laténium, Hauterive (Suisse).
Télécharger le catalogue (2,7 Mo)

2009 - For EVERGREEN Forest

Du 14 mars au 15 novembre 2009

Dans le cadre d’un partenariat entre le Parc Saint Léger, Centre d’art contemporain Hors les murs et le Centre archéologique européen de Bibracte, l’artiste Nicolas Royer a proposé une intervention in situ à Bibracte appelée For EVERGREEN Forest 1/1: 1/5.

Élément constitutif du paysage, la forêt est la matière première du projet d’intervention sur le site du musée de Bibracte. For EVERGREEN Forest 1/1: 1/5 devait être vue comme une image plus que comme une sculpture. Un conteneur maritime de marque EVERGREEN® était placé à une dizaine de mètres de la façade nord-est du bâtiment, à l’échelle 1/1, légèrement enterré dans la pente. Il était rempli de terre, deux sapins Douglas d’environ 6 mètres de hauteur étant plantés à l’intérieur. Une deuxième intervention à l’échelle 1/5 se situait à l’arrière du musée, dans les neuf alvéoles en béton conçus comme de petits théâtres extérieurs au sein même du bâtiment ; dans chaque alvéole, un douglas de taille plus modeste (1,5m) était planté dans un bac palettisable en plastique gris. Chaque conteneur était rehaussé par une structure légère en tubes d’acier pourvue d’un plancher en tôle, le tout surmonté d’une réglette d’éclairage au néon. L’ensemble du dispositif était issu de ce que l’artiste avait pu constater sur le site, une panoplie de matériels et d’outils techniques utilisés par les archéologues sur le site de Bibracte.


Journal de l'exposition (PDF 970 Ko)

2008 – Situlae images d'un monde disparu

Du 26 avril au 16 novembre 2008

Le mot latin situla est l'ancêtre du français seau. Les archéologues ont depuis longtemps pris l'habitude de l'utiliser pour désigner des récipients métalliques de large ouverture qui servaient à préparer la boisson lors des banquets. Pendant un laps de temps de deux siècles, entre 550 et 350 avant J.-C., les situles de bronze utilisées par l'aristocratie des régions situées entre le Pô, au sud, et le Danube, au nord, furent parfois décorées au repoussé de scènes de la vie de cour : banquets, chasses, parades militaires…

L'exposition, construite autour de quatre des plus importantes situles conservées à ce jour, permettait de décoder ce répertoire d'images unique à l'échelle de la protohistoire européenne et de montrer la précision des figurations par la confrontation avec des objets découverts dans les tombes.
Une dizaine de musées européens ont prêté plus de cinquante objets originaux représentés sur les situles et quatre situles parmi les plus célèbres étaient présentées dans l'exposition.

Cette exposition, co-produite par Bibracte et le Musée d'histoire naturelle de Vienne (Autriche), circulera à travers l'Europe à partir de 2009.
Télécharger le catalogue (5,4 Mo)

2008 – Jean-Pierre Garrault
Queules, le peintre et l'arbre

Du 16 mars au 16 novembre 2008

Jean-Pierre Garrault a investi Bibracte pour un travail sur les queules, ces haies tressées abandonnées qui ont repris leur liberté et sont redevenues des arbres, aux formes très étranges.

Quatre lieux, quatre scènes :
- le musée
- le chemin des queules
- le fontaine Saint-Pierre
- le grand hêtre mort au sommet du Mont Beuvray
Site Internet de Jean-Pierre Garrault Fiche résumé PDF


2008 - Fouilles préventives
à Imphy-la-Garenne

Automne 2008

A l’automne 2007, l’Etat, via la Direction des Affaires culturelles de Bourgogne et le service régional de l’archéologie, prescrit à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) des fouilles préventives sur le site de la Garenne à Imphy dans la Nièvre.

Cette fouille a révélé plusieurs structures archéologiques auxquelles étaient associés des dizaines d’objets datés de la période gauloise et de l’époque gallo-romaine : un sanctuaire de la fin de l’Age du Fer (IIe siècle-Ier siècle avant J.-C.) et un petit espace funéraire développé à une période tardive.

Ce sont les résultats de cette fouille, dont le Conseil général de la Nièvre a assuré la maîtrise d’ouvrage, qui ont été présentés au musée ainsi que quelques-uns des objets mis au jour.


2007 - Bibracte-Katmandou
Allers et retours archéologiques

du 19 avril au 11 novembre 2007

Le Centre archéologique européen de Bibracte a soutenu pendant plusieurs années consécutives des missions ethnoarchéologiques de l'institut d'Archéologie de l'université de Lausanne. En 2007, l'exposition d'archéologie du musée de Bibracte avait pour objectif de rendre compte de cette recherche.

Dans une perspective ethno-comparatiste, l’intérêt du choix du Népal consiste dans l’existence de certaines similitudes contextuelles avec la Gaule considérée à différentes époques. Sans parler du climat ou de la variété des paysages, très comparables avec l’Europe tempérée, le tissu de l’habitat, des expressions culturelles et de la religion en particulier y ont conservé des formes traditionnelles.
On attendait donc de ce regard, avec des yeux d'archéologues, sur les sociétés rurales népalaises d'aujourd'hui, de nouvelles pistes pour interpréter les vestiges laissés par les sociétés gauloises de la fin de l'âge du Fer et du début de l'époque romaine.



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2007 - Chaudron ; interférences joyeuses
Une exposition en mouvement de Isa Bordat

du 17 mai au 31 août 2007

Un moment de rencontre entre la démarche artistique de Isa Bordat, l'univers de la grande cuisine bourguignonne et le musée de Bibracte.

Elle se déroule en trois temps bien distincts, d'abord une installation de totems en porcelaine, puis une performance avec sept chefs cuisiniers et enfin l'exposition des vestiges culinaires et totems.
Ce travail, conçu comme un dispositif qui se transforme, s'amuse avec des oppositions.

En mai, les chaudrons sont installés dans les cours d'enceinte du musée, debout sur leurs socles.
Le 11 juin, de grands cuisiniers bourguignons font disparaître ces totems. Les socles deviennent comptoirs de travail et foyers pour des créations culinaires d'inspirations gauloise.
Puis, jusqu'au 31 août, une nouvelle installation se construit à partir des totems et des vestiges culinaires.

Les cuisiniers invités :
Patrick Bertron, "Relais Bernard Loiseau" à Saulieu (21)
Roland Chanliau, "Le jardin des remparts" à Beaune (21)
Jean-Michel Couron, "Restaurant Jean-Michel Couron" à Nevers (58)
Jean-Pierre Gillot, "Le moulin de Martorey" à Saint-Rémy (71)
Marc Meneau, "L'Espérance" à Saint-Père (89)
Francis Salamolard, "L'auberge de l'Atre" à Quarré-les-Tombes (89)
David Zuddas, "Auberge de la Charme" à Prenois (21)



2007 - Astrologie et antiquité
Le disque de Chevroches

du 18 juillet au 11 novembre 2007

Une opération d’archéologie préventive menée sur le site de Chevroches en 2001-2002 par l’INRAP a apporté des éléments inattendus sur l’histoire de l’occupation humaine de cette partie de la Nièvre, où se trouvait une importante agglomération gallo-romaine.

Parmi les objets retrouvés, ce qui à première vue ressemblait à une simple tôle circulaire hémisphérique appartenant à un harnachement s’est révélé être un instrument astrologique.
Cette exposition était réalisée par l'Inrap avec la collaboration du Musée archéologique de Dijon, du Service régional de l'archéologie de Bourgogne et avec le concours des Vaux d'Yonne et de la Société scientifique et artistique de Clamecy.


2007 - Ilona Lovas
Anima Nostra - Videos

du 17 mars au 13 mai 2007

Ilona Lovas est une des lauréates du Prix Évelyne Encelot 2005, Femmes et Arts, dédié à la mémoire d'une femme de lettres qui a vécu au pied du mont Beuvray.

Ses deux plus importantes créations dans le domaine de la vidéo ont été présentées à Bibracte, en vis-à-vis d'une autre conçue spécialement pour l'occasion, Anima Nostra.
Archéologue de sa propre mémoire, Ilona Lovas a trouvé à Bibracte, lieu chargé des traces évanescentes de ceux qui y ont vécu voici deux millénaires, motif à aviver une quête singulière aux résonances universelles et à manifester sa profonde empathie pour le monde qui l'entoure.




2006 - Trésors de femmes

De nos ancêtres les Gaulois, nous savons nombre de choses. Les Gauloises sont en revanche nimbées de mystère.
Cette enquête archéologique sur les femmes celtes du VIe avant au Ier siècle après J.-C. tentait de le dévoiler.

Les collections d'une demi-douzaine de pays ont été mobilisées pour illustrer le propos et rendre à la femme celte sa place sa place dans la société.



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2006 - Natures

La forêt et les chemins du Mont Beuvray ont donné la matière première à 16 toiles créées spécialement pour Bibracte. Brins, brindilles, écorces, fruits de noisetier, de bouleau, d'aulne, de chêne, de châtaignier, de hêtre, de charme, lichen… rythment ces tableaux fragiles dans les gammes vives ou fondues, mates ou brillantes des couleurs des sous-bois.



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2006 - Métissages

Ces œuvres sont nées du dialogue entre des artistes contemporains, de différentes nationalités, et des artisans, dans le domaine des métiers du textile aux techniques maîtrisées. Tissées, brodées, incrustées, appliquées et entrelacées, les œuvres présentées dans Métissages mêlent traditions patrimoniales et innovation.



Fiche résumé (PDF)

2005 - Le vin, nectar des dieux

Apparu il y a 8000 ans, le vin a conquis les plus grandes civilisations de l'Antiquité. Source de plaisir, le vin est le privilège des divinités et des puissants.
L'exposition retrace son histoire, son cheminement autour de la Méditerranée, l'usage qu'en firent les hommes et la façon dont le vin modela leurs sociétés.
Une exposition exceptionnelle, conçue en partenariat avec le Pôle Archéologie du Rhône.




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2004 - L'Or blanc de Hallstatt

Il y a 2500 ans, au coeur des Alpes Autrichiennes, une communauté de mineurs du premier Age du Fer exploitait à grande échelle le sel gemme sur les rives du lac de Hallstatt.
Connu depuis le milieu du XIXe siècle, ce site majeur de l'archéologie européenne fait aujourd'hui l'objet de nouvelles recherches.
A travers les objets les plus significatifs exhumés des mines et des sépultures des mineurs, cette exposition invitait à découvrir l'aventure des fouilles de Hallstatt et à imaginer la dure vie des mineurs il y a vingt-cinq siècles.



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2004 - Céramiques d'Alain Vernis

L’exposition a été l’occasion de révéler au public bourguignon un artiste de renommée internationale, grâce à une rétrospective en une trentaine de pièces. Alain Vernis avait choisi de privilégier dans l’exposition les pièces issues de cuissons à basse température, « parce qu’elles permettent de travailler les terres de rencontre, tout en respectant leurs propriétés et en les laissant se manifester dans toutes leurs subtilités ». Il ne refuse pas la comparaison avec des productions japonaises, mais explique l’analogie de ses œuvres avec celle des potiers de la tradition Raku par une similitude de démarche : ses bols sont le fruit d’une méditation nourrie par l’observation de la nature et soucieuse de laisser la matière s’exprimer par elle-même.


Fiche résumé (PDF)

2003 - Forgerons et ferrailleurs

Cette exposition était un témoignage de la diversité des usages du fer durant la période gauloise, au moyen d’objets issus de l’artisanat, l’agriculture, les activités domestiques, l’armée. Certaines pièces exceptionnelles (fibules, fourreaux d’épée), illustraient l’adresse des forgerons. Pour l’essentiel, les objets présentés provenaient de dépôts cultuels découverts dans différentes régions de l’ancien monde celtique (Suisse, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie) et n’avaient encore jamais été montrés en France.



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2002 - Sur les traces de César

Enquête archéologique sur la guerre des Gaules, l’exposition traitait du conflit, de ses protagonistes et de ses hauts lieux tombés dans l’oubli jusqu’à leur redécouverte par les archéologues du XIXe siècle, en proposant deux approches complémentaires du sujet, l’une d’après les recherches de terrain commandées par Napoléon III et l’autre d’après les recherches archéologiques récentes réalisées sur les sites de batille de Gergovie, Alésia et Uxellodunum. Dans un décor de désolation, les équipements, l’armement, la tactique militaire nous rappelaient qu’à cette époque déjà, les armes servaient d’abord à tuer, avant de devenir objets d’études.


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2001 - Le temps des Gaulois en Provence

S’appuyant sur les découvertes les plus récentes et sur des centaines d’objets, l’exposition permettait de découvrir les caractéristiques de l’architecture provençale de l’âge du Fer, mais aussi les particularités des modes de vie et des pratiques funéraires et religieuses.


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2000 - Les druides gaulois

Populaire grâce à la bande dessinée, le druide gaulois est aujourd’hui considéré comme un magicien-guérisseur. C’était en fait beaucoup plus : à la fois un prêtre, un savant, un devin et un juge. Le seul druide dont l’histoire ait retenu le nom, Diviciacos, est un contemporain de César. Il fréquenta assidûment Bibracte, la capitale de son peuple. C’est ce prétexte qu’avait saisi le musée de Bibracte pour présenter un exposition où l’on apprenait que Panoramix n’est qu’une image simpliste d’un des personnages les plus importants de la société gaulois.
Cette exposition existe désormais sous forme de panneaux et peut être empruntée.



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1999 - Les tombes
des derniers aristocrates celtes

Réunissant le contenu d\'une douzaine de tombes prestigieuses en provenance d'Allemagne, d\'Angleterre, du Luxembourg, d'Italie et de France, cette exposition mettait en lumière les rites funéraires des aristocrates celtes, entre les derniers feux de l'indépendance et l'intégration dans le vaste empire de Rome.


 
 
Bibracte EPCC - Centre archéologique - F-58370 Glux-en-Glenne