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Festival

Musique

Evénement

Mardi 1 août 2017

Le vent sur l'arbre

Scrollez vers le bas

Mardi 1er août 2017 à partir de 15h

Voir le programme complet du festival

 

L’édition 2016 du festival le Vent sur l’arbre s’était terminée à Bibracte.
En 2017, c’est à Bibracte qu’elle débutera, avec une conférence et un concert au musée.

 

Conférence sur la transcription musicale par Malo Courbaron

A 15h.
Entrée comprise dans le tarif d'entrée au musée.

 

Concert de Thibaut Trosset

A 17h30

Voyage dans les répertoires baroque et contemporain au son de l'accordéon classique.
Tarif unique de 10 €. Gratuit pour les moins de 6 ans.

Les transcriptions au programme : 

W.A. Mozart, pièces pour orgue mécanique
Adagio et Allegro en fa mineur KV 594 (1790)
Fantaisie en fa mineur KV 608 (1791)
Andante en fa majeur KV 616 (1791)

G. Ligeti, pièces pour piano et clavecin
Musica Ricercata (arrangement : Max Bonnay) (1953)
Continuum (1968)
Passacaglia ungharese (1978)
Hungarian Rock (1978)

Thibaut Trosset

C’est à 6 ans que Thibaut Trosset débute l’accordéon à Chambéry (France). A l’âge de 10 ans, alors qu’il est lauréat de ses premiers concours internationaux, il entame l’apprentissage du piano, puis du clavecin. Cette polyvalence l’aide à rechercher la plus juste interprétation des répertoires baroque et classique, qu’il affectionne particulièrement. 

Les récitals solos, qu’il donne régulièrement, ainsi que son premier CD promotionnel « Flashing » (enregistré en 2010) dévoilent toute la richesse de l’accordéon, du baroque à la musique contemporaine. L'expérience de l'orchestre vient compléter son parcours, puisqu'il est souvent sollicité par l'Orchestre National de Lyon ou l’Orchestre de Suisse Romande pour participer à des "cinéconcerts" ou des créations.

En 2011, après avoir obtenu le premier prix du concours international de Klingenthal (Allemagne), Thibaut intègre la classe d'accordéon du CNSMD de Paris, où il multiplie les expériences de musique de chambre, collabore avec les compositeurs les plus prometteurs de sa génération (N. Sakata, D. Rotella) et reçoit l’enseignement de compositeurs de renom (K. Saariaho, M. Stroppa ou encore J.-P. Drouet). C’est d’ailleurs pour son interprétation du répertoire contemporain qu’il est récompensé d’un Prix spécial du jury lors du concours « Musique du dernier siècle » de Boulogne-Billancourt, en 2016.

L’arrangement d’une version courte de Cosi fan Tutte de Mozart (pour accordéon et chanteurs),l’animation de bals baroques au Musée du Louvre ou encore la création en 2015 du spectacle de théâtre musical « A domicile » avec la soprano Mathilde Monfray témoignent de la diversité des projets auxquels il prend part. C'est à travers cette richesse et cette variété de répertoires que Thibaut contribue à rendre à l'accordéon ses lettres de noblesse.

 

 

Le mot de Christian Rivet, directeur artistique du festival Le vent sur l’arbre

 

Transcrire : un simple exercice de style ?

À première vue, ce pourrait être la transposition d’un texte musical originel au cœur d’une formation instrumentale différente, la présentation d’une oeuvre dans l’essence de son discours sans  forcément s’attacher à en énoncer tous les segments, toutes les facettes et par là même adapter, voire réduire : transcrire du piano à l’orchestre ou de l’orchestre au piano par exemple…

Mais la transcription qui a connu son âge d’or au XIXe siècle laisse place à des perspectives qui nécessitent une réflexion, un regard sur l’esthétique du texte.

La part de la liberté créative que le « transcripteur » peut s’accorder par rapport aux contraintes posées par le compositeur prend le parti d’animer l’oeuvre en vue d’une autre expérience d’écoute.

La valeur artistique s’y trouve plus grande, car cette « re-création » nécessite l’écoute, l’appréciation du monde et de l’environnement qui nous entoure ; cette inspiration si différente selon les époques qui modifie ainsi l’expression des émotions et interprétation d’une pensée.

À la différence de l’arrangement qui repose sur la maîtrise d’une technique, sur l’utilisation de certains codes, la transcription, moins concrète, se définit par la traduction de manière personnelle des intentions d’un auteur : la reformulation d’un objet sonore dans la langue de son époque.

Cette action faite d’échos, d’impressions idéelles, de mouvements épars de l’inconscient, d’une prise de conscience du silence qui règne autour de soi se révèle être assez proche de la composition.

Télécharger le dossier de presse du festival Le vent sur l'arbre.