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Le pillage et le trafic illicite des biens culturels

Plaque dite des Ergastines (fragment de la frise est du Parthénon) : pillage colonial sur le site du Partenon, puis collection particulière, puis saisie révolutionnaire 1798.

Les Noces de Cana : conquête militaire 1797 (réfectoire des bénédictins de San Giorgio Maggiore, Venise). 

Le sarcophage des Muses : conquête militaire 1798 (musée du Capitole, Rome).

Le Couronnement de la Vierge : conquête militaire 1812 (Accademia delle belle Arti, Florence).

Portrait de Lisa Gherardini, dite Mona Lisa, la Gioconda ou la Joconde : En août 1911, La Joconde disparaît. Seuls son cadre et sa vitre de protection sont retrouvés dans un petit escalier du musée ayant servi de fuite aux ravisseurs. Des soupçons mènent les enquêteurs sur la piste de Guillaume Apollinaire, dont le secrétaire avait dérobé au Louvre trois statuettes entre 1907 et 1911 et revendu deux d’entre elles à Pablo Picasso, lui aussi suspecté sans suite recevable. Deux ans plus tard, le tableau jusqu’alors entreposé dans un appartement de la rue de l’hôpital Saint-Louis est retrouvé. Alors que Vincenzo Peruggia, véritable voleur et ancien vitrier de La Joconde au Louvre, tente de le revendre pour 500 000 lires à l’antiquaire florentin Alfredo Geri, accompagné ce jour-là du directeur du musée des Offices M. Poggi ; les deux experts reconnaissent aussitôt la mascarade et alertent les autorités. Suite à sa restitution en 1914, un véritable engouement se déploie autour de l’œuvre devenue inestimable et objet de toutes les fascinations.

Saint-Jérôme écrivant : C’est en décembre 1984 que cette œuvre du maître renaissant italien Le Caravage, accrochée dans la co-cathédrale Saint-Jean de la Valette à Malte, se place au cœur d’une affaire de vol des plus extravagants. Préméditant leur délit, les ravisseurs déguisés en ouvriers réussissent à cacher le tableau depuis un balcon grâce à une large toile tendue indiquant des travaux en cours. A l’abri des regards indiscrets, les malfaiteurs vont jusqu’à découper l’œuvre de son cadre. Deux ans après le vol, les malfrats contactent Marius Zerafa, prêtre et directeur des musées de Malte. Il reçoit l’interdiction d’avertir la police et l’indication d’une rançon de 500 000 lires maltaises en échange de la restitution de l’œuvre. A cause de négociations jugées trop longues, Marius Zerafa commence à recevoir des lambeaux du tableau découpé. En menant l’enquête lui-même et en s’aidant d’un détective privé, le prêtre finit par découvrir l’identité des ravisseurs et révèle le tout à la police. Piégés le 4 août 1988, jour de la fête de Saint-Dominique, ceux-ci, venus chercher la rançon, se sont finalement retrouvés face aux autorités.

Le trésor thrace de Panaguyurichté : Il s’agit d’un remarquable exemple de bonne pratique car ceux qui l’ont découvert ne l’ont pas gardé pour eux mais l’ont remis aux autorités. Ce sont trois frères qui le sortirent de terre le 8 décembre 1949 lors de travaux d'excavation sur le site de la tuilerie de Panagürichté en Bulgarie. Les frères Pavel, Petko et Mihaïl Deïkovi découvrent le service de neuf pièces. D'autres ouvriers étaient aussi présents sur place au moment de la découverte. Les trois frères prirent le trésor, le nettoyèrent et le remirent aux pouvoirs publics, représentés pour l'occasion par le gouverneur régional Stefan Kalpakov.

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