Le musée de Bibracte

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Comment une ville comme Bibracte, qui n’a vécu qu’une centaine d’années, peut-elle être aussi représentative d’une période charnière de l’histoire ? C’est ce que vous découvrirez en visitant le musée, installé au pied du site archéologique.

BIBRACTE ET PLUS ENCORE

C’est à une remontée dans le temps de deux millénaires que nous vous convions dans le musée, pour vous immerger dans une époque charnière qui voit l’apparition de grandes agglomérations dans un vaste espace de l’Europe tempérée, la structuration des territoires et l’intensification des productions artisanales et des échanges commerciaux.

 

Bibracte est l’exemple parfait de ce que l’on nomme un oppidum, c’est-à-dire une vaste ville fortifiée qui apparut soudainement au IIe siècle avant notre ère, en même temps que deux cents autres, construits sur un immense territoire qui s’étend de l’Atlantique jusqu’à l’Europe centrale et que l’on a l’habitude d’appeler l’Europe celtique, même s’il est impossible d’affirmer que les habitants de ce vaste espace se reconnaissaient une identité commune.

Qui étaient les habitants de ces oppida ? Comment leur société était-elle organisée ? Comment les archéologues ont-ils contribué à faire ressurgir cette phase clé de l’urbanisation de l’Europe ? Et surtout, comment expliquer les nombreuses similitudes entre ces sites distants de centaines de kilomètres ? C’est à toutes ces questions que le musée répond.

Tous les objets présentés sont contemporains de Bibracte. Certains ont été empruntés à des musées européens, ou copiés d'après certaines de leurs pièces les plus emblématiques. Beaucoup sont issus des fouilles menées sur le mont Beuvray. Tous permettent de dresser le portrait de Bibracte et de son époque, caractérisée par le foisonnement des activités agricoles, industrielles, commerciales, politiques et religieuses.

Associés à des maquettes, des plans, des photographies et des dispositifs numériques, ils dévoilent aussi différents aspects du travail des archéologues.

En complément de l’exposition permanente, le musée de Bibracte propose chaque année une exposition temporaire qui éclaire une thématique archéologique nouvelle.

Le musée a obtenu en février 2018 l'appellation "musée de France".

LE PARCOURS

A l’étage, la visite débute par la présentation des conditions qui ont rendu possible l’émergence des oppida, ces villes fortifiées apparues soudainement au IIe siècle avant notre ère, sur un territoire immense qui s’étend de l’Atlantique jusqu’à l’Europe centrale. En mobilisant des objets issus de différents musées européens (originaux ou copies), ainsi que des maquettes et des documents qui permettent de visualiser des sites emblématiques de la fin de l’âge du fer, l’exposition explicite l’intensification des productions agricoles ainsi que l’industrialisation de l’exploitation, de la transformation et de la circulation des matières premières qui ont lieu à la fin de l’âge du Fer, avant de mettre en évidence les traits saillants communs aux oppida.

 

Au rez-de-chaussée, c’est Bibracte que vous allez apprendre à connaître, avec ses remparts, ses ateliers d’artisans, ses maisons, ses espaces publics, sa nécropole et tous les signes qui permettent de percevoir les indices de sa romanisation précoce.

En plus des nombreux objets issus des fouilles récentes, des photographies des lieux, des plans et des reconstitutions grandeur nature permettent de restituer la démarche de l’archéologue, et les résultats d’un siècle et demi de fouilles et de recherches scientifiques, du site jusqu’à l’objet.

ET BIBRACTE REPREND VIE...

Entrez dans la boîte noire. Au centre de la galerie supérieure, une grande maquette du mont Beuvray vous y attend, animée de sons et d’images numériques.

Vous remontez le temps : la forêt qui couvre la colline disparaît, laissant place aux premiers fouilleurs de Bibracte, à la fin du XIXe siècle. Sous leur truelle et sous vos yeux, c’est toute une ville qui est mise au jour, avec ses rues, ses quartiers et ses ateliers. Après une pause de 80 ans, les archéologues investissent à nouveau le terrain et fouillent depuis lors, chaque année, des secteurs jusqu’à présent inexplorés.

On découvre alors que l’oppidum, d’abord ville de terre et de bois entourée de remparts, tente de se transformer en ville romaine en se couvrant de dizaines de constructions en pierre, couvertes de toits en tuiles et fidèles aux canons de l’architecture romaine. L’expérience se heurte à la topographie. Le peuple éduen, dont Bibracte était la capitale, a transféré celle-ci sur un autre site peu avant le changement d’ère. Il s’agit de la ville nouvelle d’Augustodunum (Autun), où déménagent tous les habitants de Bibracte. À nouveau, la forêt investit le mont Beuvray…

LES ARCHIVES DE LA VILLE

Le dispositif « Les archives de la ville » vous permet de mener votre propre parcours au sein des vestiges visibles ou enfouis de Bibracte, sur un plan interactif dessiné au sol.

Saisissez-vous d’une tablette numérique, dirigez-la sur le plan et survolez le mont Beuvray en 3D pour consulter des dizaines d’archives, relevés ou photos d’une quarantaine de secteurs remarquables du site.

Vous accédez ainsi au résultat du travail de plusieurs générations d’archéologues.

archéologie
visite guidée
Visite guidée du musée
Voir toutes les dates

1h30

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Les collections

L'architecture

Adossé à la forêt, le bâtiment, conçu par l’architecte Pierre-Louis Faloci, joue la métaphore de l’archéologie : les matériaux mis en œuvre évoquent la succession des âges de l’humanité, depuis la pierre brute des soubassements jusqu’au zinc et à l’acier de la toiture, en passant par la pierre polie des façades. L’omniprésence du carré dans la trame du bâtiment rappelle les quadrillages des chantiers de fouille.

Les deux galeries de l’exposition permanente jouent sur les transparences et s’ouvrent sur la forêt sous laquelle reposent les vestiges de Bibracte.

L’année qui a suivi son inauguration, en 1996, le musée de Bibracte a obtenu l’Équerre d’argent.

Pierre-Louis Faloci a par ailleurs été lauréat, en 2018, du Grand Prix national de l’architecture. Ce prix, qui récompense un architecte pour l’ensemble de son œuvre, représente la plus haute distinction nationale dans ce domaine.